Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 21:53

Chers deux visiteurs,

je dois tout d'abord vous avouer que je ne fréquente plus guère ce lieu. Il sent le rance. Je ne l'aime plus.

Mais tout de même, parfois, par désoeuvrement, j'y jette un coup d'oeil. Et ce soir, quelle ne fut ma surprise de constater que deux commentaires supplémentaires étaient venus s'ajouter récemment. Ils étaient bien sympathiques, en plus, ces deux commentaires.

Aussi donc, me revoilà, de passage, histoire de vous conter un peu mes passionantes aventures, et ma foi, z'allez voir ça, vous allez pas regretter d'être venus.

Comment vais-je ? Eh bien c'est fort simple, je me contenterais de citer ce que l'on m'a dit pas plus tard qu'il y a deux jours :  "quand le boeuf est fatigué, madame, la charrue n'avance plus".

Le boeuf, hein, vous l'aurez compris, c'est moi. Et bien voilà, la dame qui m'a dit ça, elle pouvait pas le savoir, mais elle pouvait pas tomber plus juste dans la représentation que j'ai de moi actuellement.

Résumons : j'ai le gabarit d'une barrique, et ce, depuis maintenant plus de18 mois. Il faut me pousser dans les montées, et me tendre une main salutaire pour que je m'extirpe du canapé. Il y a un an, j'étais exactement dans la même situation, sauf qu'il y a un an, il ne me restait que 15 jours à patienter; là, et dites-vous bien que j'angoisse, il me reste encore trois mois. Ce qui signifie que la barrique n'a pas encore atteint son gabarit maximal. Je nage en plein cauchemar.

Enchaîner deux grossesses, c'était peut être pas une si bonne idée. Je ne sais pas comment ont fait les autres, mais moi, c'est clairement pas mon truc. En un mot comme en cent : marre (c'est pour faire en un mot, mais je pourrais largement détailler).

A cette disgrâce physique (car oui, c'est bien de disgrâce dont il s'agit, ne venez pas me parler du charme de la femme enceinte, hein, moi enceinte ça donne juste un gros truc, qu'il est possible de détailler si l'on veut par un gros ventre, des grosses fesses, des gros seins, je crois qu'il ne reste guère que mon poignet qui soit encore d'origine, putain fais chier, ah pardon ) vient s'ajouter un état de fatigue abyssale, qui me fait me traîner à longueur de journée.

Ce soir, alors que mon fils de bientôt un an prenait visiblement un grand plaisir à me balancer sa compote à la tronche tandis que je contemplais d'un oeil torve sa soeur manger ses raviolis en se barbouillant de sauce tomate jusqu'aux oreilles, je me demandais si j'avais vraiment fait le bon choix. Si l'on rajoute mon fils aîné, dix ans cette année, et le petit truc à venir (qui s'avère être encore un garçon, non mais quel intérêt, je vous demande un peu ?), prévu pour la fin du mois d'août, je panique un peu, pour ne rien vous cacher.

Alors bien sûr, je sais, je ne suis peut être pas d'une objectivité totale : la fatigue me brouille certainement la vision. Mais justement : je n'en peux plus d'être fatiguée, et je sais, je sais, venez pas me dire le contraire, que ça va pas aller en s'arrangeant, en tout cas pas à moyen terme.

Voilà donc les nouvelles. Je ne sais pas trop à quoi vous vous attendiez, chers deux lecteurs, j'aurais aimé vous narrer moultes aventures ébouriffantes, mais il se trouve que mon quotidien actuel peut se réumer à cette conversation que je tenais à l'instant avec mon binôme :

(lui) : demain je déjeune avec deux avocats de Tours
(moi) : ah ? Moi, demain, faudra que j'aille faire les courses, y'a plus de couches.

Ouaip.

En gros (en gros : ah ah, non mais quel à propos hein ?), je ne traverse pas la période la plus épanouissante de mon existence, ouh là non. Mais bon. C'est qu'un passage, faut se dire ça.

Par Didine
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 17:23

Là si j'écris pas, voyez, c'est pas que j'ai rien à dire, c'est plutôt que ça fuse dans tout les sens, et que j'arrive pas du tout à organiser mon bordel intérieur.

Il y a un peu plus de deux ans, j'étais sur un banc à Argenteuil, l'histoire était toute débutante. Il m'a demandé "tu voudrais d'autres enfants ? ", et moi "oui, pourquoi pas", j'avais déja les deux miens, mais pourquoi pas. Il m'a dit "bon, on en fait encore deux, et on en adopte un", et comme on raconte toujours beaucoup de conneries dans les histoires d'amour qui débutent, j'ai répondu "ah oui, chouette idée, je suis d'accord".

Après, il y a sept mois, est né notre petit à nous. Et puis, pas très longtemps après son arrivée, il m'a dit :
-Moi je voudrais encore un enfant avec toi
Ce à quoi j'ai répondu : "euh, ouais mais non, je suis désolée, je tiens pas ma parole, mais bon, là je peux plus, plus l'envie, plus le temps, plus le courage"
Lui : mais c'est horrible
Moi : ouais, ben qu'est ce que tu veux, on s'est rencontré trop tard, c'est la vie. On en aurait fait trois ensemble, ça aurait été chouette, mais là : les miens, le tien, le nôtre, ça fait quatre, c'est déja bien, ça fait une petite tribu, ça suffit comme ça
Lui : mais c'est horrible (bis)

Et puis hier....Hier, je suis passé à la pharmacie, et j'ai eu la confirmation du soupçon terrible qui me hantait depuis plusieurs jours.
Là je sors d'une période horrible où j'ai alterné les moments où je me cognais la tête sur les murs, et où je restais statique, le regard dans le vide, à essayer de savoir ce que je devais faire. Et je ne savais pas. Je ne savais pas. J'avais l'impression atroce que quelque soit ma décision, ce serait la mauvaise. Je ne voyais pas l'issue.

Et puis finalement, aujourd'hui, je me suis décidée. Forcément, c'est pas la solution rationnelle. C'est l'histoire de ma vie, ça, notez : j'ai passé le plus clair de mon temps à choisir les chemins compliqués, les voies indirectes, les routes qui n'arrivent nulle part. Bon, là, on arrivera bien, mais c'est vraiment vraiment pas l'option la plus simple. C'est même carrément insensé.

Parce que tout est insensé dans cette histoire : par exemple, les déplacements : avec cinq enfants, il va falloir récupérer un vieux bus de la RATP, je vois que ça. Les gens me jetteront des pierres dans la rue "ah ah, la pauvre fille, passe sa vie à pondre des moutards, et la contraception alors, elle connaît pas ?". Ma mère, je l'entend d'ici "mais ma pauvre enfant, tu veux nous tuer ton père et moi, hein, c'est ça, déja que tu sais pas t'occuper de ceux que t'as, faut encore que t'ailles en faire d'autre ?" ( j'adore ma mère).

Moi quand j'était petite, je voulais être une star du rock. Bon ben je mourrais pas étouffée dans mon vomi, j'aurais juste eu quatre mômes. Ce qui peut être rock n'roll aussi quand on y pense, allez.

Et notre vie sociale ? Finie, terminée. Vous croyez que les gens vous invitent quand vous débarquez avec cinq mômes ? Détrompez-vous, hein, déja qu'à quatre enfants, on a droit aux sourires narquois, du style "alors, ça va la colonie de vacances ?".

Et les loisirs, les sorties, les vacances ? Compliqués, avec notre bus de la RATP, nos trente kilos de bagages et nos cinq bambins.
J'ai reçu un mail de mon frère hier, qui m'envoyait quelques photos de son dernier périple, à Putao, au Nord de la Birmanie, aux confins de l'Himalaya:







Et nous, nous, nos périples, ça consiste à traîner nos marmots à Beaubourg voir une expo sur le futurisme:


(en gribouillant sur ces photos, je me suis dit "mais pourquoi je fais ça ? Sont tous beaux, pourquoi je crabouille ?". M'enfin il paraît que ça se fait de masquer les visages, alors je m'adapte)

Bon, c'est l'aventure aussi, mais différente.

Allez, vaille que vaille....

Par Didine
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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /Déc /2008 20:44

Au fond, allez, j'ai compris ce qui fait la réussite d'un blog. C'est :
- les thèmes fédérateurs
-la régularité dans la publication.

Bon, me semble bien que j'ai tout ça....Pas de doute, je vais cartonner (ah ah)

Ou alors, il faut une prose étincelante. La mienne l'est guère, mais eh, j'fais c'que j'peux, hein.

J'ai du mal avec ce blog, oui, j'ai même un sacré problème : j'arrive pas bien à l'alimenter. C'est peut être lié au fait que dans la vie je suis pas une bavarde. Ca finit par me rattraper, ça, forcément. Remarquez dans la vie, ça me pose aucun problème : j'ai pas envie de parler, je me tais. Je suis un bonheur en société, et la compagne idéale, on s'ennuit jamais avec moi. Quoique.

Mais quand même, moi j'aimerais beaucoup avoir un blog tout plein de choses délires, fun et trop trop rigolotes.

Ben j'ai drôlement du mal.

La loose quoi.

(mais fallait que ce soit dit, surtout que je le vis pas très bien)

(si vous voulez encore plus de blog à Didine, tapez 1. Non, faites pas ça, donnez-moi plutôt des idées d'articles - ben quoi, c'est la loose ou ça l'est pas, à ce stade j'enterre mon orgueil allègrement - allègrement j'ai dit, oui, parfaitement, et bon, ça suffit comme ça, maintenant vous allez me donner plein d'idées et puis c'est tout)









Par Didine
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 21:09

(Je pourrais donner à mon blog une tendance familiale, poster des photos de mes mômes, et vous faire part de l'évolution des mon petit dernier, qui soit dit en passant est vraiment très beau, est-ce que je vous ai déja dit que mon fils était très beau, non, alors il faut que vous le sachiez, ah la la qu'il est beau ce petit qu'il est beau; mais non, pas envie, vraiment, et sur ce j'enchaîne)


Au fond je crois que ce qui me dérange, c'est qu'on ne sait jamais dans quelle mesure la situation échappe à la fille, et à partir de quand elle commence à subir la situation. Par exemple, elle est sur le canapé, le type est derrière elle, la fille a les joues rouges, visiblement elle a chaud, elle a le regard perdu et elle se cramponne à l'accoudoir. Le gars est tout à son affaire, hyper concentré, avec les encouragements  de celui qui filme ( "vas-y, déchire lui le cul"). Et là je me dis "j'espère pour elle que la rémunèration était bonne parce que sinon...".

Dans les films "professionnels", on sait de manière certaine que la fille est payé, et même si elle se retrouve dans des postures étranges ("Ouch...c'est possible ça ? Ah ? Ouh là !..."),  un équilibre est respecté : la fille a son argent, les mecs y trouveront leurs comptes, avec en prime les expressions suréalistes que la fille aura cru bon de prendre aux moment cruciaux.
Il y a aussi  les thématiques : les vieilles, les grosses, les géantes, les poilues, etc... qui donne des trucs vraiment nauséeux, mais ça n'est jamais que mon avis à moi.

Dans les films amateurs, il y a quasiment toujours un moment ou la situation dérape et ou le malaise s'installe. Au début, la fille est bravache, elle jauge la caméra, pas forcément très à l'aise, mais bon, elle est là, elle se dit qu'elle va pas reculer maintenant, elle tente d'assumer son côté femme libérée.
Après l'action démarre, et c'est toujours la même chose, toujours les mêmes plans, toujours les mêmes séquences qui s'enchaînent, et toujours, un moment où on surprend le regard de la fille, un peu affolé, un peu perdu, qui sait plus trop où elle en est, qui tente de respecter les consignes données par Bébert, le réalisateur, celui qui ponctue les actions par des commentaires judicieux ("mmmh, salope, t'aimes ça hein ?"), tout en faisant semblant de prendre grave son pied.
Je suis pas spécialement féministe, et je serais la première à revendiquer que chacun fasse ce qu'il veut, du moment qu'il y trouve son compte, mais là...Je finis par avoir quelques doutes.

(-
Ah tiens regarde, y'a encore une catégorie de films qu'on a pas exploré, "asiatiques en chaleur"
-Euh...ouais, non mon chéri, je peux plus là...)

Par Didine
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 11:40

En fait, je vais vous dire, ce que je voudrais vraiment, c'est dormir.
Voilà, c'est pas grand chose, ça paraîtrait abordable à n'importe qui, et pourtant, je vous assure, moi, j'en rêve (les yeux ouverts, c'est bien là le problème).
Une journée comme aujourd'hui par exemple, ça pourrait se faire. A la maison, avec Petit Dernier malade, qui dort en plus, donc qui me laisse le champ libre.
Eh ben non. Je me mets sous la couette, je suis bien, j'ai chaud, j'ai mon petit à côté de moi, sa respiration est paisible, toutes les conditions sont réunies. 
Mais non. J'y arrive pas. Assaillie par dix mille motifs de cogitation, l'esprit en cavale qui veut pas se poser, le corps fatigué qui aura bien du mal à se relever, mais la tête qui se refuse à se calmer.
Alors je mets la télé, je me dis je vais me focaliser sur ce qui se dit, ça m'arrêtera un temps, et puis pof, le sommeil viendra sans que je m'en rende compte. Mais non. J'ai écouté (pas regardé, hein, c'était pas le but), écouté donc les deux épisodes de Cold case, suivi l'intrigue, la nana emmurée était toujours en vie, le psychopathe avait échoué, pourtant ce qu'il voulait c'était de la voir renoncer, sombrer, se laisser partir, et puis non, il était tombé sur plus fort que lui. Ouais, bah moi c'est un peu pareil : ma culpabilité est la plus forte, j'angoisse pour tout et j'arrive pas à me laisser aller. Je suis mon propre psychopathe, ouh, tout va bien.
Bon.
Pas de panique.
(mais je panique un peu, en vrai)

Par Didine
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