Vendredi 5 janvier 2007
Ooooh, un ordinateur, gniiiii, une connection internet, arghhhh, un accès à mon blog chéri d'amour, schcrrrr....
Hum...
(moi pas de relation compulsive à internet, pas du tout, et quand même (bis, parce que bon), c'est bien facile de se moquer quand on a un accès 24h/24...Non mais !)
Alors bon, de retour donc. Enfin, de passage quoi, vu que mon ordi à moi ne fonctionne toujours pas, et que je ne rebosse pas encore (ça par contre, faudrait pas que ça tarde. Je suis au bord de la rupture de câble, là. Femme au foyer, c'est pas pour moi. D'ailleurs, gros coup de pression ces derniers jours, moi un poil nerveuse. Bon, l'avantage, c'est que mon mec est briefé, là je crois qu'on a fait le tour de mes mauvais aspects : et comme j'ai cru comprendre qu'il avait des vélleités de vivre avec moi à moyen terme, au moins, il sait à quoi s'en tenir. Mais ça va aller mon chéri, le truc, c'est juste de penser à prendre un loft de 300 m², pour qu'en cas de tension on puisse faire style "bon, toi le coloc, aujourd'hui j'ai pas envie de causer, encore moins de voir ta tête, donc je migre à l'autre bout des locaux, prière de pas venir m'importuner (sic)".

(Ah l'amour, une bien belle invention tout de même)

Bon, sinon, hier soir, le nez collé au hublot de ma machine à laver m'est venue une réflexion transcendante (oui, dans mes moments de méditation, j'aime à me coller le nez au hublot de ma machine à laver - quand mes mômes dorment, tout de même, s'agirait pas de leur faire croire que la clé du mystère de la vie se trouve dans le tournoiement d'un bête morceau de ferraille. Quoique...Mais non, je les laisse faire leur propre apprentissage intérieur, bref, moi c'est la machine à laver). En plus, hier soir, je testais un nouveau programme, "lavage à la main", ça balançait tout doucement, spliiiiitch, d'un côté, splaaaatch, de l'autre, c'était vraiment fascinant, moi j'observais la lente dissolution de la pastille de lessive, l'apparition de la mousse, et je me disais : "mouais, la vie c'est quand même pas si simple, mais d'un autre côté, quand on sait ou on va, ça facilite les choses".
(eh oui, je sais, j'ai parfois des fulgurances, merci qui, merci Arthur Martin).
Bon, sur ce je repars. Ah oui, au fait : bonne année à tous, hein !


Par Didine - Publié dans : aufildeleau
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Mercredi 13 décembre 2006

Ce matin, en allant bosser (j-3), j'avais une chanson qui tournait en boucle dans ma tête. Un vieux machin en plus, que je sais même pas d'ou ça m'est sorti :

Faut pas me laisser traîner là
Seul avec ces idées-là
Je suis pas si fort que tu crois
Non non non non pas si fort que ça

En fait, pour tout vous dire, le gimmick, c'était "j'suis pas si fort que tu crois"...ca veut dire quoi ça ? Faudrait que je demande à mon analyste. Sauf que j'en ai pas, c'est couillon.

Donc voilà, moi j'étais coincée dans les embouteillages, et je chantais, en essayant de me faire croire que bon, y'a des matins comme ça, ben t'as soit Laurie, soit Bertignac (voire, les bons jours, Polnareff) qui te vient à l'esprit, alors tu chante (super bien, parce que je sais pas si je vous l'ai dit, mais moi je chante super bien) en attendant que la voiture de devant veuille bien avancer un peu.

Sauf que là...bon...j'me dit quand même que c'est pas anodin...Non non non...

Remarquez, une fois que je vous ai dit ça, faut pas m'en demander plus, je vais pas non plus démarrer mon analyse là tout de suite.

Après, en arrivant au taf, j'ai fait une petite recherche, histoire de voir si y'avait résonnance aussi avec le reste de la chanson.

Bébé, faudrait rentrer tu vois
Je suis en mal d'être avec toi

Oui...mais non, enfin j'veux dire, je patiente, pas de souci.

La machine a café est détraquée
Les cendriers tous renversés

Pour la machine, c'est pas moi, j'en bois pas. Les cendriers, c'est possible, bon c'est un peu dégueu j'admets m'enfin c'est pas non plus un drame  (si y'avait que ça de renversé).

Des heures et des heures passées
Devant la mire de ma télé

La télé, je la regarde plus. Ou si, peut être la mire (ouais bon, c'est pas crédible ça, on va dire Canal crypté pour faire vrai), genre en pensant à autre chose (mais à quoi ?)

Des nuits sans dormir a me demander
Ou tu peux bien aller

Alors ça non...j'ai déja donné, je recommencerais pas. Les prises de tête seule au milieu de la nuit, à cogiter à angoisser à s'enerver, plus jamais....

Bébé un doute en moi s'est figé
Tu ne vas plus rentrer, je peux faire une croix sur toi

Ouh là...moi je lui laisserai pas le temps, au doute, de se figer. Et pour ce qui est de faire une croix, ça ce serait plutôt un mauvais reflexe personnel qu'il faut que je combatte (mais j'y travaille).

Comment ne pas m'imaginer ta petite gueule entre ses bras
Comment ne pas crier, comment ne pas pleurer, oh je suis fatigué

Euh...oui, bon là ca vire au n'importe quoi, quand je vous dit que le reste de la chanson cadrait pas.

Ouuuhouhouuuh (oui oui, je chante bien, je sais merci), j'suis pas si fort que tu crois...

Allez, faut que je trouve un autre truc là. Toute suggestion bienvenue.

Par Didine - Publié dans : aufildeleau
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Vendredi 8 décembre 2006

Mon collègue Raymond : toi ma fille, j'vais te reprendre en main

-Moi (pas super attentive faut croire) : ah bah oui, mais fais vite alors, j'suis la que pour une semaine encore

-Ouais ouais ouais, j'vais t'reprendre en main...

-Moi (saisie d'un doute) : euh, bon, Raymond, tu m'veux quoi au juste ? Tu cherche le dossier Machin ? Le devis Bidule, il est parti hier, je l'ai plus, et p...

- Tu devrais travailler ta démarche, là, comme ça

(Raymond entreprend de mimer ce qu'il estime être une démarche féminine...Un truc à mi-chemin entre le canard obèse et l'éléphante enceinte)

-Et puis c'est quoi cette tête que tu tire. Alors que bon sang tu peux être super jolie quand tu souris

-Oui, bon, c'est gentil, mais des sourire j'en fais quand j'ai envie. Pis toi ben faut croire que tu me donnes pas envie, allez, va, j'ai du boulot

-Y'a un truc qui va pas chez toi...je sais pas quoi mais y'a un truc qui va pas...Mmm, faudrait que j'étudie un peu ton cas...

-Help les gens, y'a personne pour venir reprendre Raymond là, il pète un cable je crois...

-Non mais écoute un peu, moi je cerne les gens, et toi je te dis que t'as un problème.

-Ouais bon, Raymond, c'est toi qu'as un problème (pis quand je vois ta tronche, normal que je souris pas, hein, va pas chercher plus loin)

-Non mais j'suis comme ça, moi, je cerne les gens, les gens ils se livrent parce qu'ils se sentent en confiance avec moi

-Ah bon ? Ben il se passe des trucs bizarres parfois. Enfin bon, sans vouloir te vexer, hein, étrangement ca me fait pas trop cet effet là tu vois ?

-C'est parce que tu te laisse pas aller. T'es toute crispée, là, regardes

-T'enlève ta main ou tu t'en prend une. Allez, dégage

-Raymond, arrête d'embêter la demoiselle

-Oui, ca serait gentil, si vous pouviez me débarrasser de ce vieux crampon lubrique

Raymond, il a le souffle court et le regard qui brille. Il entrouvre la bouche en me regardant, il s'humecte les levres, putain c'est flippant.

-Dégages Raymond, tu vois mon coude, tu vois à quel niveau il arrive, je te préviens tu t'approche davantage il part direct...

-Ton mec j'suis sûr qu'il fait pas bien son boulot

-(mon mec il fait plutôt pas mal son boulot et je t'emmerde) : j'te raconte ma vie Raymond ? Elle va bien ta femme ?

-Tu mets des bas ou des collants ?

-Et ta femme ?

-Des collants

-Ah ben dommage, c'est pas d'chance (mais pourquoi j'ai répondu ça moi ?)

Non mais sinon il est sympa Raymond. Disons qu'il me manquera pas plus que ça, voilà...

Par Didine - Publié dans : aufildeleau
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Jeudi 7 décembre 2006

Bon, là il est 11 heures, et je suis censée bosser. Oui, en poste jusqu'au 15, avec une mission à finir. Ca me change, du taf intéressant pour une fois, non parce que je me serais pas follement éclatée non plus dans cette boîte, faut bien le dire. De toutes façons je pars, donc, du coup ça me donne un état d'esprit un peu planant, du style "je m'en cogne vu que je pars mais quand même, je vais vous rendre un truc nickel histoire que  vous sachiez quelle grossière erreur vous commettez en me gardant pas". Ce matin en salle de pause, lu le tract de la CGT, mon grand chef m'a parlé de paix sociale pour justifier le fait que je restais pas, l'autre jour 50 personnes dans la cour pour protester contre le départ d'une nana qui était en poste depuis 15 ans, bref, c'est le bordel. Paix sociale, oui, je comprends bien. M'en cogne, je reste pas, démerdez-vous sans moi. Ah tiens, salut, d'ou que tu connais mon prénom, toi, ca fait trois mois qu'on bosse ensemble sans se calculer, là d'un coup on devient potes...ouais, c'est toujours comme ça, hein, on se découvre à la fin, mince, en fait on s'entendait trop bien mais que veux-tu, la vie est dure, bref, moi je me casse.

En même temps, c'est drôle, ça m'angoisse pas plus que ça finalement de devoir repartir. Comme on me le faisait remarquer judicieusement pas plus tard que sur le dernier article, le boulot, ça s'en va et ça revient (mais c'est pas toujours fait de touts petits riens par contre, ça serait même pas mal que ce soit fait de grands tout, ouh là ca y est je m'emballe), mais bref, je suis (assez) sereine (parce que bon, on se refait pas). C'est toujours ça de gagné.

Par Didine - Publié dans : aufildeleau
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Dimanche 3 décembre 2006

Amis lecteurs, à cet instant précis j'hésite à mettre en ligne un magnifique article, un article tout décousu écrit en cinq temps différents (vous ai-je dit que j'étais bordélique ? La démonstration en direct)

(apparté, de la télé à proximité me parvient cette phrase qui me laisse perplexe : "être entraineur de la Juve, c'est pas être entraîneur d'un autre club"...Oui oui oui...Un grand moment de profondeur et de sagesse chaque dimanche matin, je comprends que ça entraine une dépendance...).

Bien, voici donc la chose, je n'en pense pas grand bien mais tant pis...

 


Vendredi , 13h30

Bon, je fais quoi ? Je vous fais lire ce que j'ai écrit hier ou pas ? Vu que bon, plus grand rapport avec mon état d'esprit actuel. Allez, un petit flash back, je resitue la scène, hier, 15h30, à mon boulot (bon, j'vous préviens, c'est larmoyant tout ça, pas super léger forcément, mais allez, ça donnait donc ça):


Jeudi, 15h30

Oyez oyez bonnes gens, j'suis dég' et puis c'est tout...

(là d'un coup je comprends pas bien ce qui me pousse à mettre ça en intro..."Oyez oyez", n'importe quoi...Bon, tant pis, je continue)

Nono, Oviri, merci beaucoup, merci à vous, mais ça n'aura pas suffi...

Une semaine  de rabais, mais pas de CDI, allez, c'est pas grave, exit le confort des prochains mois. Bah, j'ai l'habitude après tout.

Tant pis, faut voir le bon côté des choses, ce job je l'aurais pas gardé de toutes façons...

Quand même, Raymond va me manquer, surtout quand il chantait du Franck Mickael en karaoké...Ma chef, elle était parti depuis un mois déja, j'aurais pas eu le temps de devenir pote avec le nouveau...

Pas grave, ailleurs, quelque part, là-bas, un nouveau chef m'attend...(ouh là...on dirait du Gavalda là non ? Faut que je fasse gaffe quand même...)

J'sais pas bien ce que j'ai là, j'arrive pas à me positionner, est ce que je suis déçue, est ce que je suis soulagée ? Je ne sais pas...

A ce moment là, mon boss est arrivé, et réflexe malheureux, j'ai fermé la fenêtre sans sauvegarder...malheur, je vous raconte pas à quelle prose déchirante et bouleversante vous avez échappé...Comme quoi des fois les choses sont pas si mal faites.

Alors voilà. Plus qu'une semaine dans ce riant endroit, avec mes collègues que j'aimais trop mon dieu comment vais-je faire pour continuer ma route sans eux...

Le truc rigolo, c'est qu'aujourd'hui, c'est déménagement dans la boîte. Le second s'installe au premier, et vice-versa. L'ironie de l'affaire étant que le seul poste qui n'ai pas bougé soit le mien. Pour ce que j'en ai à foutre, moi, d'avoir encore du réseau et mes dossiers à portée de main. Sinon, ça donne 80 personnes qui errent dans tout les sens, des cartons plein les br

Attention, là, je vais tenter quelque chose d'inédit.

Direct live il s'appelle cet article. Bon ben je vous fait du direct live, à savoir que brusquement, je n'ai plus envie, là. J'en sais rien, j'étais en train d'écrire, et puis je réponds au téléphone (j'aime bien voir son numéro s'afficher) et puis là d'un coup...ben plus envie, voilà...

 

Dimanche, 11h20

Bien, je pense que la sagesse devrait me dicter de ne pas publier ce truc informe, mais après tout, hein (ce que je ferais pas pour échapper à "ambiance de feu hier soir au stade Bollaert"...)...

 

 

 

Par Didine - Publié dans : aufildeleau
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