Lundi 1 décembre 2008

Alors oui, oh je sais bien que c'est la loose ce blog...Plus laid que lui ça se peut pas, mais on dira qu'ici on fait dans l'ascétisme. C'est ça ma personal touch, ok ?

Et puis moi je veux bien mettre des fioritures partout, mais primo, j'ai pas que ça à faire non plus, et secondo, j'ai un souci  sur le nom de cet endroit. D'ailleurs, de noms, il en a deux :

- "Au fil de l'eau" : c'est niais, c'est creux, c'est nul. Je sais pas ou j'ai été chercher ça à l'époque où j'ai créé ce blog, mais je devais pas aller trop bien.

- "Faut que ça change" : voilà d'ailleurs, confirmation que ça n'allait pas bien. Mais aujourd'hui je n'ai guère plus de raisons de vouloir que ça change, plus de manière si radicale du moins.

Alors si vous voulez bien, amis lecteurs, on va se contenter de ce décor dépouillé, hein. Et puis d'abord, c'est pas si laid.

Bon, si, ok, c'est super laid...

 

Tant pis. De toutes façons en ce moment, je n'arrive à rien. Je cours, je cours, de tout les côtés, j'ai jamais le temps de m'arrêter, pardon, pardon, poussez-vous siou plaît, faut que je passe, je peux pas m'arrêter, pas le temps, pas le temps, allez allez, on se dépêche, on s'accroche, on me suit, comment ça ou est-ce qu'on va, je t'en pose des questions moi, tu me suis et puis c'est tout, pardon pardon, comment ça moi stressée, mais pas du tout, comment ça moi de mauvaise humeur, mais non mais non, comment ça moi fatiguée...euh...ah ?

Rien que pour écrire ici, j'arrive pas à trouver le temps. Alors la déco, hein...

 

Bon, sur ce, j'y retourne. Pardon, pardon, poussez-vous...

 

 

 

Par Didine
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Samedi 29 novembre 2008

Des fois (souvent), je me dis que ce serait bien de revenir ici.

Y'a plus personne ici cela dit, et puis un blog vide, ca fait pas forcément très envie.

Alors j'ai changé la mise en page. Je suis pas sûre que ce soit vachement plus classe comme ça, mais enfin ça marque une transition, déja.

....

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(qui dit transition dit un avant un après... L'après reste encore un concept assez flou)

Par Didine
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Jeudi 24 juillet 2008

Nombreux amis lecteurs (ah ah ! 29 ! 29...), hier soir, vous l'aurez constaté, j'étais absente. Evidemment, vous aurez mis cette défaillance sur le compte de mon caractère velléitaire, d'un manque d'inspiration, ou d'une insolation au 5ème degré. Eh bien que nenni, il se trouve simplement qu'hier soir, j'étais de sortie. J'étais avec mon amie Carine, qui présente la particularité d'être mon amie depuis le CM1. Comme je ne la vois qu'une fois par an (fréquence à laquelle je reviens dans ma région d'origine), c'est l'occasion à chaque fois d'une sorte de bilan annuel. Hier soir, ce dernier était d'autant plus intéressant que durant l'année écoulée,  elle s'est séparée du père de sa fille, tandis que moi, je m'installais avec le père de mon fils. C'est ainsi qu'à pl...

Pffff...dites, c'est chiant là non ? Ouais hein ?...Bon, je tente autre chose :

Ce soir, alors que je sortais du garage de mes parents, mon attention a été attiré par une chose longue, jaune, et qui se tortillait en tout sens. Il se trouve que j'ai été bien étonnée de ma réaction après coup, car si l'on m'avait dit dix minutes avant que je me trouverais nez à nez avec un serpent, je pense que je me serais évanouie d'effroi. Or, je l'ai trouvée plutôt jolie, elle était fine et tachetée, et ces circonvolutions avaient une grâce que je n'aurais point soupçonné chez un reptile. La malheureuse avait la queue coincée dans la porte du garage, et ne parvenait pas à se dégager. Bien mal lui avait pris cependant d'aller s'aventurer dans ce lieu, car elle périt peu après, mon père, s'étant muni d'une pelle, lui ayant écrab...

Pffff...Ouais non mais là c'est chiant, et en plus c'est dégueu...Bon, je refais une tentative :


Ne reculant devant aucune expérience pour pimenter notre vie de couple, nous avons décidé, mon binôme et moi, de n'avoir aucun contact durant mon absence. Ce qui fut respecté, à deux exceptions près, constitué par des échanges mails, dont je vous restitue ici la teneur :
1) (vendredi 18/07) : moi : bon, allez, je craque : tu me manque
                                      lui : bon ben moi je vais manger

2) (lundi 21/07) : moi : Eh ? 
                               lui : oui ?
                               moi : (en fait, rien, juste une impulsion)
                               lui : vivement vendredi

Ce qui fait que globalement, un certain équilibre est respecté.

Cependant, une angoisse m'étreint subitement : après une séparation aussi radicale, allons nous encore nous reconnaître demain soir, sur le quai de la gare ? (j'aimerais autant en fait : rentrer en RER avec les sacs et les marmots, ça m'enchante moyen). Ainsi donc, je te rappelle, à toi, lecteur qui se reconnaîtra (me v'là bien si il y en a plusieurs...) : je t'attends demain soir gare Montparnasse, et pour rappel : je suis blonde, accessoirement brûlée dans le dos au troisième degré depuis cet après-midi, et accompagnée de trois jeunes enfants, dont le plus petit, celui dans le kangourou, se trouve être ton fils. A demain donc.

Bon, beh on dira que cette fois-ci c'est la bonne.
Et je rentre ! Yihaa, je reeeeeeeeeeeentre !....

Par Didine
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Mardi 22 juillet 2008

Non, mais, pour de vrai, vous m'avez pas cru quand je vous ai dit que je comptais écrire un article par jour ? Si ? Ah ah, naïfs que vous êtes (j'aime à interpeller mes lecteurs, surtout quand ils sont quasiment inexistants : 25 hier, dont visiblement trois seulement savaient ce qu'ils faisaient là, les autres étant arrivés ici par des requêtes telles que "je mange trop vite j'ai le ventre gonflé", ou "envie de grossir des seins que faire" - j'espère les avoir aidé dans leurs recherches, moi vous savez si je peux rendre service, c'est avec plaisir. Mais je m'égare), je disais donc : naïfs que vous êtes, vous n'avez pas encore compris que moi, il suffit que je m'engage sur quelque chose pour que subitement l'envie m'abandonne.
Non, en vrai ce n'est même pas une question d'envie, mais plutôt de sujet. Car comme le disait Hervé Bazin (hop, mot clé, demain 47 lecteurs de plus), sans un bon sujet, pas de bon texte. Et les sujets se bousculent pas au portillon : prenez une journée comme aujourd'hui par exemple, ben j'ai beau creuser, je vois rien sur quoi rebondir. De toutes façons, j'ai passé la journée à essayer de me faire oublier de tout le monde : genre, j'entends ma fille m'appeler, hop, je m'esquive au fond de la maison; mon fils déboule au coin de l'allée, hop je me cache derrière le sapin; mon bébé pleure, ah, excusez-moi, mais j'ai une envie pressante, quelqu'un prend la relève ? Je suis une mère modèle, je sais ( "comment faire pour être une mère parfaite", hop, mot clé, demain 58 lecteurs de plus).
Bref. Je pourrais evidemment vous parler de tout autre chose que de ma misérable petite vie. Mais malheureusement (pour moi, pour vous j'en sais rien), en bonne auto-centrée que je suis (ah, il me plaît bien ce mot, depuis qu'on me l'a balancé récemment, je le lâche plus. Auto-centrée...ca jette, non ? En plus, hop, mot-clé "je suis auto-centrée et ma vie est un enfer", demain, 78 lectrices de plus), en bonne auto-centrée, donc,  il faut que je parle de moi, de moi et encore de moi.  Sinon, je me retrouve à ramer terrible, à chercher mes mots en tirant la langue, à pas pouvoir aligner deux phrases sans trouver ça creux et totalement débile.
Bon, enfin tout ça pour dire que ce soir, eh beh pas d'article. Seulement une conclusion un peu inquiétante pour moi : en sachant que j'ai passé une bonne partie de la soirée, parce que quand même, l'esquive ça dure qu'un temps, à porter mon petit dernier qui pleurait dans le kangourou; et à compter le nombre de fois où j'ai employé le mot "hop" dans ce texte : je crois que je suis en train d'entamer une métamorphose pas franchement rassurante (marsupial, métamorphose, Kafka, hop hop hop).

Par Didine
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Lundi 21 juillet 2008

Pour tout vous dire, je me suis fixé comme objectif d'écrire un article par jour sur ce blog jusqu'à mon départ, c'est à dire vendredi.
Ce soir, j'ai commencé à écrire ça :

Dans l'entrée, là, à quelques mètres de moi, il y a un poisson qui tourne en rond dans un seau de plastique rouge.
C'est le fruit de la pêche de mon fils aîné, une sorte de trophée, puisqu'il s'agit de sa toute première prise.
Le poisson tourne en rond, le long des parois du seau, et à voir son allure lymphatique, on sent bien qu'il n'en a plus pour très longtemps. Ma fille, régulièrement, vient lui jeter des morceaux de pain, croyant naïvement participer à son rétablissement.
L'agonie du poisson est quelque chose que je supporte difficilement.
 

Je ne savais pas trop ou j'allais en fait, mais tant pis, je crois que je voulais faire un parallèle avec l'enfermement psychologique, pas un truc gai du tout en fait, mais après tout personne n'a dit qu'il fallait toujours être gai.

Et puis j'ai entendu mon bébé crier.
Alors je suis monté à l'étage.
Il était là, dans son lit, à s'agiter, à donner des coups de pieds dans le vide, à tourner la tête frénétiquement.
Je l'ai pris, me suis allongée sur mon lit. Il me regardait avec ses grands yeux, qui ne regardent rien encore, qui me donnent l'impression d'être transparente, comme lorsqu'il sourit, que je crois qu'il me sourit, et que l'instant d'après son visage est redevenu grave.
J'ai attendu qu'il se calme, et je sentais la fatigue m'envahir, je me disais "je dois redescendre, il ne faut pas que je m'endorme, je dois rester éveillée".
Et puis soudain, mon fils a émis un grognement, est devenu très rouge, et a poussé très fort.
Une odeur aigre-douce s'est répandu.
En soupirant, je me suis relevé, ait été chercher le nécessaire, et, lui tenant les jambes en l'air, ait fait ce que j'avais à faire.
Et puis je l'ai reposé dans son lit, il ne dormait toujours pas, mais cette fois il ne s'agitait plus.
Il était 23h15.
Je suis sortie de la chambre, ait descendu l'escalier, me suis assise devant l'ordinateur.
Et je suis là.
Aucun bruit n'émane plus de la chambre.
Mais je suis fatiguée. Vraiment fatiguée. Me relève dans quatre heures. Me relève dans huit heures.
Je voudrais avoir mille vies, pour pouvoir faire tout ce que j'ai envie de faire.
Je ne vous parlerais pas du poisson je crois. Pas ce soir. Et demain il sera mort. Il en aura fini de chercher l'issue, ou bien il l'aura trouvé d'ailleurs, allez savoir.
Moi, je vais dormir.

Par Didine
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