Mercredi 16 janvier 2008
Bon allez, je m’accorde huit minutes top chrono. Huit minutes.
L’aut’ y vient, il me dit « alors c’est bon, vous avez tout bien fait comme indiqué dans mon mail ? »« Gnéé, un mail, quel mail ? Ah ouais,
euh ben non, non, j’ai rien fait, ça fait deux heures que j’arrive pas à rassembler mes idées, alors pensez bien, hein, vot’mail… »
J'y arrive pas aujourd’hui, pouvez pas comprendre ça ? Tenez, comme il m’a tout de même fait culpabiliser ce con (bon, en même temps, c’est vrai que je suis un peu payée pour
faire ce qu’il me dit dans ses mails), je suis partie m’acheter un sandwich à la cafèt’, histoire de manger rapidement et de rattraper le temps perdu. Non non m’attendez pas les copines,
aujourd’hui je mange pas avec vous, j’ai pas le temps, j’ai trop de taff. Tu parles Charles, c’est juste que j’ai du mal et puis c’est tout. D’ailleurs, même la dame de la cafèt’ elle a du le
sentir. « Alors madame, vous prenez quoi ? » « Ooooh, mais pourquoi ils s’y mettent tous ?... Mais j’en sais rien de ce que je prends, j’en sais rien.
Comment ça y’a 15 personnes qui attendent derrière moi ? M’en tape complètement, si vous saviez. Bon allez, ce truc, là, devant moi. Ouais, le machin avec le bout de salade qui dépasse.
Parfait. Et puis mettez-moi un yaourt. Et puis un muffin aussi, c’est que j’ai faim, faut que je mange. Hein, quoi ? Ah oui, bonne journée, c’est ça tiens. Au revoir
madame. »
Ah merde, les 8 minutes sont écoulées (je tape lentement aussi aujourd’hui, faut croire ça. Bon ben je vais essayer de revenir tout à l’heure.)
Bon voilà, ça y est, il est parti. Il avait un train à prendre, il avait pas l’air content en partant. J’ai intérêt à réassurer derrière (oui, j’ai tout de même un reste de
scrupule professionnel).
Bon, mais du coup j’ai du mal là. Pourtant, depuis ce matin j’ai la tête pleine de grandes envolées, de bouts d’idées éparses que je n’avais qu’une envie, c’était de coucher sur le
clavier (pfff…), avec ce style inimitable qui est le mien (ah ah). Et puis là…plus rien. Bordel, mais alors comment je fais pour ne pas le laisser agoniser trop longtemps, mon blog, hein ?
Vous pouvez m’expliquer ça ?
(j’ai faim. Encore. J’ai envie de manger du chocolat. Il ne faut pas. Je dois stopper ma trop rapide métamorphose en éléphant de mer. J’aurais pu écrire sirène remarquez, sur le
coup ça a plus de charmes, mais je sais pas si vous savez à quoi ressemble exactement une sirène, si non, cherchez « lamantin » dans google, et vous serez fixés.
(en gros ça donne ça :
)
(bon sang ce que ça me fiche un coup de regarder cette photo…)
Allez, tiens, tant pis. J’abandonne.
(en gros je vous donne l’idée générale : ça parlait d’amour et d’égoïsme, de peur, de liberté, de remise en cause, de transformation et de construction, de ce qui est
acceptable, supportable, tolérable, et de ce qui ne l’est pas, de la difficulté de concilier le refus des contraintes et compromis avec l’envie de construire durablement, d’un amour qui peut être
très fort et très profond tout en restant en équilibre permanent sur un fil, de la difficulté de communiquer, et encore de pleins d’autres trucs. A la place, vous avez eu une photo de lamantin,
c’est peut être mieux comme ça, allez savoir…)