(Je pourrais donner à mon blog une tendance familiale, poster des photos de mes mômes, et vous faire part de l'évolution des mon petit dernier, qui soit dit en
passant est vraiment très beau, est-ce que je vous ai déja dit que mon fils était très beau, non, alors il faut que vous le sachiez, ah la la qu'il est beau ce petit qu'il est beau; mais
non, pas envie, vraiment, et sur ce j'enchaîne)
Au fond je crois que ce qui me dérange, c'est qu'on ne sait jamais dans quelle mesure la situation échappe à la fille, et à partir de quand elle commence à subir la situation. Par exemple, elle
est sur le canapé, le type est derrière elle, la fille a les joues rouges, visiblement elle a chaud, elle a le regard perdu et elle se cramponne à l'accoudoir. Le gars est tout à son
affaire, hyper concentré, avec les encouragements de celui qui filme ( "vas-y, déchire lui le cul"). Et là je me dis "j'espère pour elle que la rémunèration était bonne
parce que sinon...".
Dans les films "professionnels", on sait de manière certaine que la fille est payé, et même si elle se retrouve dans des postures étranges ("Ouch...c'est possible ça ? Ah ? Ouh là
!..."), un équilibre est respecté : la fille a son argent, les mecs y trouveront leurs comptes, avec en prime les expressions suréalistes que la fille aura cru bon de prendre aux
moment cruciaux.
Il y a aussi les thématiques : les vieilles, les grosses, les géantes, les poilues, etc... qui donne des trucs vraiment nauséeux, mais ça n'est jamais que mon avis à moi.
Dans les films amateurs, il y a quasiment toujours un moment ou la situation dérape et ou le malaise s'installe. Au début, la fille est bravache, elle jauge la caméra, pas forcément très à
l'aise, mais bon, elle est là, elle se dit qu'elle va pas reculer maintenant, elle tente d'assumer son côté femme libérée.
Après l'action démarre, et c'est toujours la même chose, toujours les mêmes plans, toujours les mêmes séquences qui s'enchaînent, et toujours, un moment où on surprend le regard de la fille, un
peu affolé, un peu perdu, qui sait plus trop où elle en est, qui tente de respecter les consignes données par Bébert, le réalisateur, celui qui ponctue les actions par des commentaires judicieux
("mmmh, salope, t'aimes ça hein ?"), tout en faisant semblant de prendre grave son pied.
Je suis pas spécialement féministe, et je serais la première à revendiquer que chacun fasse ce qu'il veut, du moment qu'il y trouve son compte, mais là...Je finis par avoir quelques
doutes.
(-Ah tiens regarde, y'a encore une catégorie de films qu'on a pas exploré, "asiatiques en chaleur"
-Euh...ouais, non mon chéri, je peux plus là...)